Historique

anne marie j.jpg

Anne-Marie Javouhey, fondatrice de la Congrégation

Anne-Marie Javouhey, née le 10 novembre 1779, est la cinquième enfant d'une fratrie de dix. En 1798, elle devient religieuse.
Le 12 décembre 1806, l'Empereur Napoléon signe le décret autorisant provisoirement "l'Association religieuse formée dans le diocèse d'Autun, sous le nom de Saint Joseph, dans le but de former des enfants des deux sexes au travail, aux bonnes moeurs et aux vertus chrétiennes". Cette "association" sera approuvée en 1807 par l'Evêque d'Autun.
En 1816, le Ministère de l'Intérieur demande des soeurs pour l'Ile de la Réunion (Ile Bourbon). C'est le début de l'aventure d'outremer avec une implantation au Sénégal, en Guyane, en Gaudeloupe, en Martinique, à Saint-Pierre-et-Miquelon ou encore à Madagascar...
En 1828, quelques soeurs s'installent au Mesnil-St-Firmin, dans la ferme de Monsieur Bazin, pour encadrer les enfants de la colonie agricole.
En 1843, celle-ci est prise en charge par la Société d'Adoption de Paris et les religieuses de Saint Joseph de Cluny. Cette même année, Anne-Marie Javouhey rentre de Guyane. Elle décèdera le 15 juillet 1851 et sera proclamée "Bienheureuse" par Pie XII le 15 octobre 1950.

La ferme agricole de Monsieur Gabriel Boniface Bazin
L'oeuvre du Mesnil-St-Firmin a eu ses tout premiers débuts en 1828. A l'époque, nombreux étaient les enfants abandonnés que l'on rencontrait sur les routes, mendiants et misérables. Pendant que se fondaient, à Paris, des oeuvres de soulagement et de protection, se créaient, en campagne, des colonies agricoles.
Tel a été l'ambition de Monsieur Bazin, propriétaire au Mesnil-St-Firmin, de fonder sur ses propriétés, une ferme destinée à recevoir et à instruire, dans la science agricole, des orphelins et des enfants pauvres.
Les débuts ont été très difficiles. Cependant, la petite colonie fut installée. Puis, peu à peu, les enfants affluèrent. En 1840, des membres de la Société des Amis de l'Enfance, étant venus visiter Le Mesnil, furent frappés de l'état de la colonie:"Le visage épanoui et florissant des enfants formait un contraste si frappant avec la figure souffrante et étiolée de leurs enfants, placés dans les ateliers de Paris, qu'ils voulurent confier quelques-uns de leurs petits protégés au Mesnil". Alors on s'organisa. Un Conseil d'Administration fut créé et l'abbé Caulle fut nommé Directeur de l'établissement.
Monsieur Bazin et les personnes qui prenaient intérêt à la fondation de la colonie agricole se préoccupèrent d'abord de lui assurer un personnel compétent. Outre la science et de dévouement exigés, il fallait aussi trouver chezles enseignants le sentiment religieux et le sens de l'éducation morale. Mais il fallait, non moins, que ces enseignants aient des "idées de l'époque". Les préférences de Monsieur Bazin et de ses amis se protèrent alors sur la confrérie des Frères Agronomes, une corporation religieuse qui a pour objectif de fournir  des directeurs et des contremaîtres aux colonies agricoles.
Monsieur Bazin possédait également une vaste propriété à Rouvroy-les-Merles; propriété qui fut choisie pour devenir le principal établissement de la colonie agricole, tandis que le Mesnil devenait une succursale destinée aux plus jeunes enfants (jusque 12 ans).
La place communale porte aujourd'hui son nom.



img13.gif


Une Maison d'enfants à caractère social
En 1953, l'orphelinat devient une Maison d'Enfants à caractère social. En 1978, une convention est signée avec la Direction des Affaires Sanitaires et Sociales du département.
L'établissement est aujourd'hui habilité par le Conseil général de l'Oise pour recevoir une soixantaine d'enfants âgés de 3 à 18 ans dont la situation familiale nécessite un retrait temporaire de leur milieu familial dans le cadre d'une décision le plus souvent judiciaire. Avec cette particularité d'accueillir des fratries.

Adresse Mail :
mecs@association-st-joseph.fr


La Maison d'enfants et ses missions

L'établissement a pour missions principales :
- d'accueillir des enfants isariens, âgés de 3 à 18 ans, isolés ou en fratries, dans le cadre de la protection de l'enfance. Les enfants sont accueillis au sein d'unités de vie. Ils y ont leur chambre et y prennent leurs repas. Ils sont entourés d'une maîtresse de maison et d'éducateurs.
- de leur offrir un cadre protecteur.
- de les ouvrir à la vie sociale; une finalité conditionnant toutes les orientations éducatives afin de leur permettre d'être aussi bien préparés à la vie "que tous les autres".
- de favoriser la reconstruction des liens familiaux. A ce titre, le placement est présenté comme une réponse temporaire à la problématique familiale, un moyen de relire les rôles parentaux et les besoins des enfants. Pour ce faire, des professionnels accompagnent la quotidienneté dans toute sa complexité en lien constant avec les familles.3

Que deviennent les jeunes ... après ?
Chaque année, une dizaine d'enfants quittent l'établissement pour des raisons diverses:
- une exigence de soins particuliers et adaptés oriente l'enfant vers un établissement spécialisé.
- une orientation professionnelle les oblige à suivre une scolarité ailleurs.
- la situation familiale s'étant améliorée ou les problèmes évoqués au moment de l'admission s'étant atténués, le retour dans la cellule familiale est rendu possible.

Etablissement.jpg
Cours.JPG
bureau.JPG
Sejour.JPG